L’accessibilité est un critère important de qualité. Il s’agit de la faculté d’un site à être correctement rendu, sans perte d’informations, par des navigateurs non graphiques. Ces navigateurs, différents par nature des navigateurs graphiques tels qu’Internet Explorer ou Firefox, fonctionnent en mode texte et n’affichent pas les images et contenus multimédias, ou opèrent par synthèse vocale ou en braille.
Les robots des moteurs de recherche étant des navigateurs en mode texte, un site sera d’autant mieux parcouru, indexé et référencé qu’il est accessible. Par ailleurs, des visites ne seront pas perdues pour des raisons de handicap, de limitation ou de désactivation des fonctionnalités des navigateurs.
Dans la pratique un site accessible comportera une description des contenus non-textuels comme les images, sons et vidéos, utilisera un balisage sémantique précis et détaillé, fonctionnera toujours et sera toujours lisible une fois les feuilles de style et scripts désactivés, etc.
Le W3C définit 3 niveaux d’accessibilité : un niveau minimal noté A, un second niveau amélioré AA et un niveau supérieur AAA (niveaux en cours de redéfinition). Une bonne pratique est de réaliser des sites correspondant au moins au 1er de ces niveaux.
Disposer d’un site accessible est un avantage étant donné le faible nombre de sites répondant aux critères minimum d’accessibilité de niveau A (3% dans l’Union européenne selon une étude datant de 2005).
En France, une loi rend obligatoire l’accessibilité des services en ligne de l’État, des collectivités et établissements publics – en janvier 2008 le décret d’application de cette loi n’était toujours pas paru.